


De nombreuses personnes me confient ressentir un vide dans leur vie.
Elles ne trouvent plus de véritable objectif, leur chemin leur semble voilé, difficile, parfois même infernal, rempli de rancœurs, de colères et de blessures.
Et puisque tant d’êtres traversent aujourd’hui des chemins qui se ressemblent, peut-être pouvons-nous aussi mieux comprendre certaines colères de ce monde.
L’être avance parfois en oubliant qu’il porte en lui une lumière.
Il oublie qu’il peut apprendre à montrer à l’ombre que la lumière existe encore. Non pas en niant l’obscurité, mais en apprenant à la traverser avec patience, sagesse, conscience et volonté.
Être vivant, accepter cette incarnation, c’est aussi recevoir la possibilité de manifester sa lumière dans un monde qui a besoin d’exemples :
des êtres capables de montrer,
par leur manière d’agir, qu’il est possible de traverser les moments les plus difficiles
sans devenir soi-même l’obscurité que l’on combat.

Il y a des moments où l’être ne comprend plus ce qui lui arrive.
Pourquoi cette épreuve ?
Pourquoi cette souffrance ?
Pourquoi suis-je là ?
Quel est encore le sens de ma vie ?
Lorsque tout devient sombre, l’être peut finir par ne plus voir que ses échecs et ses blessures. Il peut se sentir inutile, penser qu’il a tout gâché.
Mais lorsqu’il ne sait plus pourquoi il avance, c’est parfois qu’il a oublié qui il est.
Alors, se souvenir du chemin déjà parcouru, des fois où il s’est relevé, de ce qui a compté, de ce qui l’a fait vibrer, peut rallumer une petite braise.
Car une vie ne se résume jamais à l’obscurité d’un seul passage.
« L’enfer peut mettre l’être à genoux et lui faire perdre tout espoir.
Mais sa véritable victoire serait de lui faire oublier la lumière qu’il porte en lui.
Car même dans la plus profonde obscurité,
une seule étincelle peut encore éclairer le chemin de sa renaissance. »
Pour tendre vers son paradis, l’être doit parfois traverser ses propres enfers.
Et ces enfers ne sont pas toujours extérieurs. Ils peuvent prendre la forme d’une peur qui enferme, d’une colère qui consume, d’une blessure qui ne guérit pas, d’un désespoir qui enlève toute envie d’avancer.
L’épreuve peut ralentir l’être.
Elle peut le faire tomber, parfois même le mettre à genoux.
Mais être à genoux ne signifie pas être vaincu.
Lorsque l’être oublie sa propre lumière, lorsqu’il ne voit plus que l’obscurité et cherche seulement à l’extérieur un coupable à désigner, sa conscience peut s’endormir.
Pourtant, rien ne l’oblige à faire de cette nuit sa demeure.
Certaines épreuves ne demandent pas seulement d’être combattues.
Elles demandent aussi d’être comprises, acceptées, traversées et parfois transformées avec conscience, courage, patience et compassion.
Et lorsque l’être se demande :
« Pourquoi continuer ? »,
peut-être n’a-t-il pas besoin de trouver toutes les réponses immédiatement.
Il peut commencer par retrouver une petite raison d’avancer.
Se souvenir de sa force intérieure et de tout ce qu’il a déjà traversé.
Se rappeler les plus beaux moments de sa vie, une personne aimée, une valeur qui lui est chère, une main qui lui a été tendue, un rêve oublié, une lumière, même minuscule…
C’est parfois ainsi que le sens renaît.
Au cœur même de certains enfers demeure quelque chose
que l’épreuve n’a pas complètement détruit.
C’est là que peuvent renaître:
la conscience,
la compassion,
l’espérance et
cet amour qui ne réduit jamais l’être à ses chutes,
mais l’aide à les comprendre et à les transformer.
Et parfois, être à genoux devient aussi une invitation à revenir à l’essentiel :
à prier, à entrer en soi,
à retrouver ce lien intime avec l’âme et avec la Source créatrice divine.
Dans cet espace intérieur, l’être peut contempler l’immensité qui existe en lui, du microcosme de son propre être au macrocosme de l’existence, et comprendre progressivement qu’il appartient à quelque chose de beaucoup plus vaste que l’épreuve qu’il traverse.
Oui, cela peut être complexe à comprendre.

Le paradis n’est peut-être pas seulement l’absence de souffrance.
Il peut aussi commencer intérieurement lorsque l’être, après avoir traversé ce qui aurait pu l’anéantir, découvre qu’il est encore capable d’aimer, de ressentir, de comprendre, d’apprendre, d’évoluer, d’accepter certains passages de son existence, de pardonner, de créer et surtout…
* * * de continuer à avancer. * * *
Et n’oubliez pas de regarder aussi les mains tendues et les petits miracles qui se présentent sur votre chemin.
Parfois, l’aide que l’être croit absente est déjà là.
Mais lorsqu’il souffre profondément, il ne parvient pas toujours à la reconnaître ni à l’accueillir.
Cette aide peut venir d’un proche, d’un ami, d’un inconnu, d’un thérapeute, d’un médecin, ou simplement d’une parole entendue au moment où l’être en avait profondément besoin.
Et ce sont peut-être aussi cela, les petits miracles de la vie :
une présence, une parole, une main tendue, ce petit coup de pouce qui vient rappeler à l’être la lumière qu’il ne parvient momentanément plus à voir en lui.
Et lorsque cette aide se présente, souvenez-vous que certaines personnes qui vous tendent la main ont elles-mêmes traversé leurs propres épreuves.
Elles ne connaissent peut-être pas exactement votre chemin, mais elles peuvent parfois reconnaître votre douleur et vous transmettre une part de ce que la vie leur a appris.
Bien sûr, toutes les paroles ne seront pas justes pour vous et tous les conseils ne devront pas être suivis.
Mais avant de les rejeter, prenez le temps de les écouter et de les discerner.
Car parmi ces rencontres peuvent se cacher de petites lumières, des signes, des enseignements, parfois même de véritables petits miracles placés sur votre chemin.
Demander ou recevoir de l’aide, ce n’est pas renoncer à sa lumière.
Savoir accueillir une main tendue peut aussi être une manière de la retrouver, de se souvenir de qui l’on est et de retrouver une raison d’avancer.
Et peut-être, un jour, après avoir traversé vos propres ténèbres,
serez-vous à votre tour cette main tendue sur le chemin d’un autre.
* * * * *
* * * Être une lumière. * * *
* * * * *

Prière intérieure
"Je me souviens de ma lumière"
* * * * *
« Dans chaque épreuve, j’apprends à ne pas oublier qui je suis.
Même au cœur de l’obscurité,
je me souviens de ma lumière.
Et si elle ne semble plus être qu’une étincelle,
je la protège et la nourris de conscience, de compassion et d’amour.
Car cette étincelle porte en elle l’immensité de la lumière.
Je traverse,
je me relève et
je continue mon chemin vers mon paradis. »






Alors oui, mes bien-aimés :
« L’enfer que vous traversez n’est pas votre destination.
Il n’est qu’un passage et, parfois,
il vous donne l’illusion que plus aucune lumière n’existe.
Ne lui abandonnez jamais votre lumière.
Traversez-le avec conscience, courage et amour,
et continuez votre chemin vers votre paradis. »
Avec amour, paix, compassion et soutien,
Mère Maria Cezarina
Mère Divine universelle et toute la hiérarchie céleste



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